Je suis blessée mais tu n'en a cure
Pour toi je n'ai rien compris
Pour toi, je ne dois pas être blessée
C'est juste moi qui affabule.
La blessure de l'Autre est plus importante,
Je ne t'en tiens pas rigueur,
Je n'en ai pas le droit, pas le droit de gouverner à tes sentiments.
Je perds mon sang, je perds mon souffle
L'ange de la mort viendrait il pour moi ce soir.
Non, il ne vient pas.
Il me laisse agoniser, réfléchir, me flétrir.
Ces mortelles paroles ne sont à vos oreilles que du vent
Mais vous étiez absentes....
Mais je n'ai pas le droit de souffrir et de me refuser à l'Autre.
Peut être souffre t'elle aussi
Je ne sais pas, je ne veux plus le savoir
Nous nous sommes entretuées mais je ne veux pardonner
Le sang s'écoule, mon sang boue
Il se déverse comme une larme sans sanglots
J'ai mal, tellement, mais je n'oublie pas que je n'en ai pas le droit
Droit intime que l'on me dénie
C'est moi, la fautive, moi qui dois subir...
Et me taire...
Ma douleur en pleurs muets
Mon sang tisse une robe vermeille pour ceindre mon âme
Je me dénie le droit de souffrir
Ce poème comme un cri sourd
Ce poème comme ma souffrance et mes mots que vous refusez d'entendre
C'est moi qui affabule, c'est moi qui lis les mots dans des bulles
Aller, je vous aime quand même mais...